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Pour le président du SA Spinalien, Yves Bailly : « On ne va pas tirer de plan sur la comète pour l’instant »

Par Recueilli par Francis VERDUN - 14 juil. 2022



le patron du SAS est venu faire le tour du propriétaire

Retenu par ses obligations professionnelles, Yves Bailly n’avait pas pu assister à la reprise de l’entraînement, lundi.

Quarante-huit heures plus tard, le patron du SAS est venu faire le tour du propriétaire, sur une Plaine de Soba bercée par une chaleur caniculaire.

Avant de s’adresser au groupe de Fabien Tissot dans un moment de convivialité, le dirigeant s’est prêté au jeu des questions.

Pourquoi avoir fait le choix de Fabien Tissot alors qu’entre vous il y a eu une séparation sept ans et demi plus tôt ?

« Cette séparation, je l’ai décidée mais je l’ai faite car, à l’époque, je n’avais pas d’autre choix. On ne pouvait pas changer 25 joueurs. L’équipe ne fonctionnait pas. Il fallait trouver un déclic. L’entraîneur qui est arrivé derrière (Laurent Bénier) n’a pas fait mieux. J’ai toujours gardé de très bonnes relations avec Fabien. Et quand on regarde son CV.

Au niveau du club, c’est deux montées, une équipe qui est restée le plus longtemps sur le podium en National et qui a failli accéder à la Ligue 2.

Il y a eu aussi un 8e de finale de Coupe de France. Il connait bien le club. Je dis toujours, sur le papier, c’est toujours facile de recruter quelqu’un. Et souvent on pénalise les gens que l’on connaît parce qu’on les connaît trop bien.

Pour moi, c’est un avantage car on connaît à la fois les qualités et les défauts. »


C’est une continuité avec les joueurs, mais aussi avec les entraîneurs qui ont porté le maillot. Est-ce un marqueur important que le club veut avoir ?

« Exactement. Au même titre de ce que l’on essaye de faire avec les joueurs, je pense que c’est bien que l’on ait un entraîneur qui connaisse le club, parce qu’Epinal, on a certes des ambitions, on a des valeurs et c’est bien que ça soit quelqu’un qui ait connu tout ça qui soit à la tête. Ça ne peut qu’aider. »


« Est-ce qu’on convertira l’avantage d’une équipe qui se connaît ? »

Le groupe qui est en place depuis la saison dernière présente un fort potentiel. Est-ce vous estimez que cet effectif peut aller loin ?

« En tout cas, ce que l’on a vu l’année passée c’est surtout notre instabilité et la difficulté d’enchaîner de bons résultats. Mais force est de constater que la qualité de ce qu’on voyait sur le terrain était là.

Quelquefois, il nous manquait la finition, les dix dernières minutes, un peu de mental.

Bon, il faut qu’on capitalise là-dessus et que l’on trouve des solutions. Après, ce championnat est extrêmement difficile.

En plus, il y aura cette saison des descentes supplémentaires. Est-ce qu’on convertira l’avantage d’une équipe qui se connaît ? En tout cas, je l’espère. Après, on ne va se mettre la pression. L’année dernière, on a trop communiqué sur nos ambitions et je n’étais pas forcément d’accord avec ça.

Ce n’est jamais bon, cela met la pression sur l’équipe, l’entraîneur. »

« Faisons en sorte que cette équipe tourne »

Garder les joueurs, était-ce aussi financièrement sans risque ?

« On a fait des efforts. Je me suis engagé à ramener le budget qu’il faut pour ne pas mettre le club en danger.

On a aussi respecté des engagements moraux. On a une équipe de bons joueurs, qui se connaissent, pourquoi aller ailleurs alors qu’on les a sous la main. Faisons en sorte que cette équipe tourne. »


Le président met-il un objectif particulier à cette heure ?

« Je ne vais pas dire que l’objectif, c’est de jouer le maintien. Tout le monde connaît Epinal et sait qu’Epinal sera une grosse équipe. Maintenant, de dire qu’on va jouer la première place, ce serait très prétentieux de notre part, parce qu’il y a tellement de bonnes équipes, qu’on aura une concurrence féroce.

Et puis si en fin de saison, on est bien placé pour jouer quelque chose, on le fera.

Mais, l’année passée, avec notre communication, après le premier match perdu, on était sous pression, déjà en stress. Je ne veux pas que cela se reproduise.

Que le coach fasse travailler l’équipe convenablement, que l’on prenne du plaisir, que l’on mouille le maillot, que l’on respecte nos valeurs, qu’on gagne des matchs.

Avec les résultats, l’ambiance sera là. Et si on peut enchaîner, on enchaînera. On verra où on se positionnera, mais on ne va pas tirer de plan sur la comète pour l’instant. »