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17/06/ 2018         Coupe du monde 2018 : la presse étrangère sévère après la victoire poussive des Bleus

Corentin Pennarguear

La presse étrangère s’interroge sur le niveau de l’équipe de France et souligne le rôle de l’arbitrage vidéo lors du match samedi. Revue de presse de « Courrier international ».

« Presque rien n’a fonctionné pour la France lors de son match d’entrée à Kazan »,tranche la Süddeutsche Zeitung après la victoire des Bleus 2-1 face à l’Australie, samedi 16 juin. Avec son équipe jeune et talentueuse, la France « a démontré qu’elle était composée d’un groupe d’artistes appelés à tutoyer les sommets, mais qui ne veulent pas se frotter aux choses si basiques que sont l’engagement physique, le dévouement et la passion », juge le quotidien allemand. Le journal titre d’ailleurs son compte rendu de match : « Est-ce ainsi que joue un favori pour le titre de champion du monde ? »

« Une déconcentration générale »

La déception est également palpable en Espagne, où El Mundo liste les nombreux manques de l’équipe de France :

« Pas assez d’intensité dans la récupération offensive. Pas assez de capacité de débordements, malgré les roulettes de Mbappé qui ne servaient à rien. Pas assez d’idées claires dans le jeu, puisque à force de permuter plus personne ne savait où il se trouvait. Et, plus que tout, il a manqué quelqu’un pour organiser le milieu de terrain. »

Le journal espagnol met aussi la faute sur Antoine Griezmann, qui en annonçant son intention de rester à l’Atlético de Madrid, malgré les rumeurs de transfert au FC Barcelone, deux jours avant le match aurait engendré « une déconcentration générale » de l’équipe de France.

« Les Français ont donné le sentiment qu’ils avaient davantage de joueurs que de jeu », ironise de son côté le quotidien espagnol El País, qui admet que les Bleus ont fait face à une équipe d’Australie « dure comme un roc », avec des Socceroos « arides et collants ».

« Le début de la campagne des Bleus en Russie est une petite histoire à elle seule, raconte le Corriere della Sera, en Italie : elle a commencé agréablement, s’est sacrément gâtée et a fini en beauté (si l’on ne regarde que le résultat) grâce à la chance. » L’œil sévère, le quotidien italien estime que le tournant du match s’est déroulé à l’issue « de la seule belle action de l’équipe de Deschamps », quand Griezmann s’est fait faucher par le défenseur australien Josh Risdon, sans que l’arbitre ne siffle.

Le foot « changé à jamais »

C’est le recours à l’assistance vidéo qui a convaincu Andres Cunha d’accorder un penalty aux Bleus. « Qu’on le veuille ou non, le jeu est changé à jamais », avance El Mundo. Pour le quotidien espagnol, « la technologie a redéfini un sport dans lequel les arbitres peuvent désormais compter sur des anges gardiens pour leur éviter le ridicule et les moqueries. Kazan a été le terrain du premier match technologique de l’histoire de la Coupe du monde. »

Si l’arbitrage vidéo a déjà été testé dans de nombreux pays et compétitions de football, cela ne fait que cinq matchs, depuis Russie-Arabie Saoudite, qu’il pouvait être utilisé au Mondial. « C’était un match inédit en Coupe du monde », abonde The Guardian outre-Manche. « Le choc culturel entre des Français décevants et des Australiens robustes a abouti à un engagement total sur le terrain, mais tout s’est joué sur la technologie en dehors du terrain », pointe le quotidien de Londres. « La France franchit sa première étape, l’assistance vidéo aussi »,ajoute The New York Times, qui évoque « une nouvelle ère pour un sport resté si longtemps rétif à tout changement ».

Car non seulement Antoine Griezmann a marqué sur le penalty accordé grâce à l’assistance vidéo, mais le but de Paul Pogba en fin de match a été confirmé par une autre aide technologique, la Goal Line Technology, qui permet de savoir si le ballon a franchi la ligne de but ou non. « Les opposants à la technologie ont le droit d’émettre des réserves, mais en temps réel, dans le stade de Kazan, force est de constater que les décisions ont été rapides, décisives et correctes », souligne The Guardian.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung en revanche, les Australiens, « sortis du terrain comme des boxeurs après un K.-O. technique, ont été battus par les possibilités techniques propres au XXIe siècle et peuvent émettre un doute quant à au moins une décision », celle de siffler penalty après l’action entre Griezmann et Risdon. Pour le quotidien de Francfort, cette décision a été prise « dans le sens du grand favori » de ce match, ce qui ne devrait pas lui donner des ailes pour ses prochaines rencontres. Ainsi, conclut le journal allemand, « ne restait après ce match qu’un vainqueur soulagé, après avoir tout fait de travers ».

18/ 06/ 2018              Leboeuf plaint un Deschamps entouré d’"abrutis"

Yannick Sagorin

Consultant sur les ondes de RMC durant la Coupe du monde, Frank Leboeuf a vertement critiqué l’attitude de Samuel Umtiti ce dimanche. Non sans balancer aussi sur Paulo Pogba et Antoine Griezmann.

Le président de la FFF Noël Le Graët les a jugés "plus matures et mieux élevés" que leurs prédécesseurs il y a peu, pourtant les Bleus ne sont pas épargnés par la critique en ce début de Mondial. Notamment auprès des observateurs avertis que sont les anciens joueurs de l’équipe de France. Au lendemain des critiques acerbes formulées par Christophe Dugarry à l’encontre de Samuel Umtiti sur les ondes de RMC, son compère Frank Leboeuf lui a emboité le pas ce dimanche, ajoutant dans le même panier les Paul Pogba et Antoine Griezmann.

A l’origine du courroux du défenseur champion du monde 98, le comportement d’un Umtiti qui après sa bourde contre l’Australie – une main dans la surface qui a coûté aux Tricolores un penalty égalisateur – a choisi de tourner en dérision son geste via un montage posté sur les réseaux sociaux. "Dans ces cas-là, tu t’excuses et tu fais profil bas. Il y a beaucoup trop d’enjeux, économiques, sportifs… et même auprès des supporters pour qu’on puisse rire d’une telle erreur. En plus, son geste est incompréhensible. Il parle d’un mauvais réflexe mais il n’a pas à lever le bras comme ça", dixit Frank Leboeuf.

Et l’intéressé d’ajouter: "Didier (Deschamps, ndlr) n’a pas pu passer à côté de ça. À mon avis, il se cogne la tête contre le mur là-bas avec des abrutis comme ça… Entre l’autre qui fait sa vidéo pour dire qu’il reste (Griezmann, ndlr) et Pogba qui parle trop… Pour les gens le critiquent, lui ? Parce qu’il n’a pas le rendement sur le terrain en adéquation avec ses propos. Il dit qu’il veut les clefs des Bleus, qu’il veut être ballon d’or… mais qu’il commence par se taire et à prouver sur le terrain !"    

18/06 2018           ''Vous attendez que Pogba mette 4 buts dans un match ?''

J-S Grond

En conférence de presse, lundi à Istra, Benjamin Pavard et Blaise Matuidi ont notamment évoqué l'importance de Paul Pogba dans le groupe.

Paul Pogba, un sujet quotidien chez les Bleus… C’est en partie grâce au milieu de terrain de Manchester United que l’équipe de France a arraché une première victoire à la Coupe du monde 2018, samedi à Kazan, contre l’Australie (2-1). "La Pioche" est impliquée sur les deux buts tricolores mais son apport dans le jeu mais aussi au pressing fut peu important. Il est effectivement capable de fulgurances avec le ballon et cela s’est confirmé face aux Socceroos.

Ses coéquipiers tentent de le défendre contre les critiques qui continuent d’affluer. "Il a été décisif, il nous a fait gagner le match avec une passe en profondeur pour Griezmann puis en marquant le 2e but (qui a été accordé à Behich contre son camp, NDLR). Qu’est-ce que vous attendez de lui ? Qu’il mette 4 buts dans un match ? Il est là pour aider l’équipe, il est capable de dépasser sa fonction et c’est ce qui fait la différence entre un bon joueur et un grand joueur. Paul fait partie des grands", a ainsi clamé Blaise Matuidi, lundi en conférence de presse.

Il nous met en confiance, avec des mots sympas

Didier Deschamps avait d'ailleurs chassé les doutes avant le Mondial, son protégé Paul Pogba est un incontournable de l’équipe, qu’importe ses prestations peu convaincantes. D’autant que la star de 25 ans est un personnage influent dans le groupe. Il est "un leader naturel, de jeu, un leader aussi en dehors, par ce qu’il dégage", assure ainsi Blaise Matuidi. "Quand il s’exprime il est écouté", poursuit-il.

Pogba conseille notamment les plus jeunes qui peuplent le groupe, à l’image de Benjamin Pavard. "Il est très important pour le groupe. Il a beaucoup de vécu, il a joué beaucoup de matches en Ligue des champions et en sélection. Il nous met en confiance, avec des mots sympas, comme « si tu es là, ce n’est pas pour rien »", assure le défenseur de Stuttgart, désormais titulaire au poste de latéral droit. A Paul Pogba d'assumer pleinement son rôle.

Le 19/06 2018         Coupe du monde: le Pérou se prépare à affronter "les monstres français"

AFP

Latéral gauche du Pérou, Miguel Trauco a ciblé un aspect du jeu bien spécifique avant d'affronter "les monstres français": le mental. Les Bleus défieront les Incas jeudi (17h), dans le cadre de la deuxième journée du Mondial 2018 en Russie.

"Affronter les monstres français, c'est quelque chose de mental", a prévenu lundi le latéral gauche péruvien Miguel Trauco avant le match du groupe C du Mondial 2018 face aux Bleus, conscient qu'il faudra rester fort psychologiquement jeudi à Ekaterinbourg.

"Demain, on va aborder l'aspect tactique mais je crois qu'affronter les monstres français c'est quelque chose de mental. L'Australie a fait un grand match et nous, si on est tous unis, on peut avancer, a-t-il déclaré en conférence de presse. Ce que j'ai vu contre l'Australie, c'est que la France est gênée quand elle n'a pas la balle."

Le joueur de Flamengo semble se méfier tout particulièrement d'Antoine Griezmann et Paul Pogba.

"Faire plus attention aux détails"

"Ce sont deux stars, deux joueurs qui peuvent ne pas être trop visible en match mais peser sur le résultat final. Il faudra faire attention à eux deux, mais aussi à Kylian Mbappé ou Ousmane Dembélé", a-t-il ajouté.

"Il n'y a pas de surprise, tout le monde se vaut. Nous, il faut que l'on s'impose absolument. C'est une question de détails, il faudra que l'on soit vigilants. (Par rapport à la défaite 1-0 contre le Danemark) Il faudra jouer de la même façon mais faire plus attention aux détails. C'est ça qui fait la différence dans ces tournois. On a eu 6-7 occasions et eux (les Danois), ils nous ont punis à la première. Si on continue à produire notre jeu, on aura des occasions."

Avant la rencontre, la France est en tête du groupe à égalité avec le Danemark, son 3e adversaire dans le groupe, grâce à sa courte victoire (2-1) face aux Socceroos.

Deschamps façon girouette

François Kulawik

Après avoir alterné entre deux schémas tactiques depuis le début de la préparation, Didier Deschamps devrait opter pour un troisième dispositif face au Pérou, jeudi.

Pointé du doigt pour le manque d’identité de ses équipes, Didier Deschamps a vu Xavi prendre sa défense ce week-end. "C'est faux, Deschamps a un style. Simplement, lui ou Simeone sont d'une autre école que Löw, Lopetegui ou Guardiola", a ainsi assuré l’ancien Barcelonais dans une interview au JDD, ajoutant: "Deschamps n'a pas changé d'idée en devenant coach: solidité défensive et contre-attaque. Il s'en fiche d'être dominé car il accorde plus d'importance à son organisation défensive qu'offensive."

Si Didier Deschamps n’a pas changé d’idée, force est de constater qu’il n’hésite pas à changer de système de jeu. Après avoir alterné durant la préparation entre un 4-4-2 en losange et un 4-3-3 donnant beaucoup de liberté aux trois attaquants, le sélectionneur tricolore semble en effet vouloir aligner un 4-2-3-1 contre le Pérou. C’est tout du moins ce qu’il ressort, selon L’Equipe, de la mise en place tactique effectuée à huis-clos ce mardi. Ce 4-2-3-1 n’est certes pas révolutionnaire puisque c’est le schéma tactique utilisé en mars dernier face à la Colombie. Avec le succès que l’on sait…

Griezmann retrouve l'axe

Mais cette disposition tactique n’en est pas moins surprenante puisque Blaise Matuidi, remplaçant face à l’Australie, devrait faire son grand retour dans le onze de départ au poste d’ailier gauche. Une innovation qui n’est pas sans rappeler l’utilisation par le passé de Moussa Sissoko et qui répond à la nécessité, selon le staff de l'équipe de France, de bloquer le côté droit péruvien en général et Andre Carillo en particulier.

Ce schéma est également censé mettre Antoine Griezmann dans les meilleures conditions. Apparu quelque perdu dans son couloir, samedi, face à l’Australie, le joueur de l’Atlético Madrid retrouvera ainsi une position plus axiale et pourra surtout bénéficier du travail de sape effectué par Olivier Giroud, lui aussi attendu dans le onze de départ. Et ce au détriment d’Ousmane Dembélé, n’en déplaise à Hatem Ben Arfa, qui comme Corentin Tolisso, devrait s’asseoir sur le banc.

21 / 06 /  2018                Le sélectionneur australien tacle les Bleus

François Kulawik

Bert van Marwijk n’a pas franchement été impressionné par l’équipe de France lors de son match face à l’Australie.

Prompt à défendre les Bleus après les sévères critiques du sélectionneur danois le mois dernier, Bert van Marwijk a semble-t-il changé d’avis sur l’équipe de France. La faute à la performance des hommes de Didier Deschamps, samedi, face à l’Australie. Car si Antoine Griezmann et consorts sont finalement venus à bout des Socceroos (2-1), bien aidés par la vidéo, leur prestation a laissé à désirer.

Le Danemark n’a pas forcément été plus convaincant face au Pérou, s’imposant de façon minimaliste (1-0), mais pour le technicien néerlandais, interrogé en conférence de presse, les Danois ont au moins le mérite de jouer en équipe. "Le Danemark est une équipe très forte, difficile à jouer. Nous avons joué contre la France, je pense qu'ils ont plus de créativité, mais peut-être que les Danois sont plus une équipe", a-t-il ainsi expliqué, rappelant que les Australiens avaient eu "des occasions" contre les Bleus.

Une critique qui n’est pas sans rappeler celle d’Age Hareide, le sélectionneur danois, il y a trois semaines. Assurant "ne pas croire en cette équipe", le technicien nordique avait souligné la nécessité pour les Bleus de "travailler ensemble comme un groupe" avant de regretter l’absence d’"un meneur comme Zidane, qui savait rassembler l’équipe". "Les équipes du haut du classement mondial sont les meilleures au Mondial, seulement, ce n'est pas le cas de la France", avait fustigé le sélectionneur, renchérissant: "cette équipe n’a rien de spécial."

On attend toujours


Les Bleus qualifiés sans briller

Paul Rouget

Grâce à un but de Kylian Mbappé, l’équipe de France a dominé le Pérou jeudi (1-0), décrochant du même coup sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Mais les Bleus ont tremblé.

Quart de finaliste au Brésil il y a quatre ans, l’équipe de France est assurée de disputer, au moins, les huitièmes de finale de ce Mondial russe. Cinq jours après une difficile victoire contre l’Australie (2-1), les Bleus ont enchaîné un deuxième succès de rang jeudi en s’imposant sur la plus courte des marges contre le Pérou à Ekaterinbourg (1-0), alors que le Danemark, leur prochain adversaire dans ce Groupe C, et les Socceroos n’avaient pas réussi à se départager quelques heure plus tôt (1-1).

Une victoire acquise grâce à une réalisation de Kylian Mbappé, devenu, à 19 ans et 183 jours, le plus jeune international tricolore à marquer dans une compétition majeure (1-0, 34e). Mais si les hommes de Didier Deschamps, qui avait décidé de titulariser Giroud et Matuidi au lieu de Dembélé et Tolisso, ont été récompensés de leur bonne première période, et surtout de leur excellente entame, ils ont beaucoup trop reculé après le repos et auraient pu se faire punir par des Péruviens désormais éliminés, pour leur première participation à la Coupe du monde depuis 1982.


23/ 06/ 2018     Équipe de France: voilà pourquoi il pourrait y avoir du turnover contre le Danemark

envoyé spécial, Louis Amar

Au lendemain de la qualification des Bleus pour les 8es de finale de la Coupe du monde, le programme sera assez léger ce vendredi. Les titulaires contre le Pérou seront en récupération, tandis que les remplaçants affronteront de nouveau les U19 du Spartak Moscou.

Après la qualification des Bleus en 8es de finale de la Coupe du monde et la victoire contre le Pérou (1-0), le programme est assez léger pour l'équipe de France ce vendredi. Mais le rythme va sensiblement s’accélérer la semaine prochaine. Ce vendredi après-midi, les titulaires de la veille resteront au camp de base pour des soins de récupération et du travail individualisé. Les remplaçants, eux, affronteront les U19 du Spartak Moscou, comme la semaine dernière.

Ce samedi, la séance collective, ouverte aux médias, permettra de refaire les niveaux physiques. Deux jours après le premier match face à l’Australie, Didier Deschamps avait procédé à une petite opposition sur un quart de terrain, mais quelques joueurs s’étaient contenté d’un travail sans ballon (Lemar, Umtiti, Griezmann et Lloris) Il faut s’attendre à la même chose.

Du turnover contre le Danemark?

C’est lors de la séance à huis clos de dimanche, au stade de Glebovets, que le sélectionneur devrait effectuer une mise en place tactique avant la rencontre face au Danemark. Le départ pour Moscou est prévu le lendemain. Si l’on se réfère aux précédentes compétitions, Deschamps devrait assez largement faire tourner lors du troisième match. En 2014 et en 2016, respectivement face à l’Équateur et la Suisse, le sélectionneur avait changé 6 joueurs par rapport au match précédent.

Les Bleus étaient exactement dans la même situation: qualifiés pour le tour suivant, et un nul était suffisant pour obtenir la première place du groupe. Contre l’Équateur, au Brésil, Sagna, Digne, Koscielny, Schneiderlin, Pogba et Griezmann étaient entrés dans le 11. Face  à la Suisse, à Lille, Digne, Cabaye, Sissoko, Pogba, Griezmann et Gignac avaient intégré l’équipe de départ.

Trois joueurs sous la menace d'une suspension

Une autre donnée est à prendre en compte, cette fois: les matchs face au Danemark et le 8ème de finale potentiel sont très proches. Les Bleus joueront mardi à Moscou et, s’il terminent premiers, disputeront leur 8ème de finale samedi à Kazan. Trois jours de pause seulement. Un argument de plus pour envisager une large rotation d’effectif. Enfin, Deschamps devra aussi veiller à protéger les joueurs déjà avertis, et sous la menace d’une suspension en cas de nouveau carton jaune: Tolisso, Pogba et Matuidi en l’occurrence. Les cartons seront remis à zéro après les quarts de finale.

25/ 06/ 2018          Détente, confiance, maturité... Pogba a réussi son exercice face à la presse

N.B avec M.Bo & S.D

C'est un Paul Pogba rieur, causant et déterminé qui s'est présenté en conférence de presse ce dimanche à Istra. Le milieu de terrain de l'équipe de France n'a éludé aucun sujet et a même volontiers plaisanté avec l'assistance. Pour la confiance comme pour l'image, c'est une réussite.

Quatre ans que Paul Pogba n'avait plus parlé en conférence de presse avec l'équipe de France. C'était donc un petit événement ce dimanche à Istra, lieu où les Bleus ont élu domicile pour cette Coupe du monde 2018. Après Corentin Tolisso, le milieu de terrain est venu pour le point presse du jour.

Les journalistes étaient nombreux pour cette conférence. Toute l'assemblée était prête et installée quinze minutes avant le début, une première depuis le début de la compétition. Et pendant près d'une demi-heure, ce fut le show Pogba.

"Je vous aime tellement ! Vous m'avez manqué"Dès son arrivée, casquette FFF vissée sur la tête (comme Kylian Mbappé), l'international tricolore, avec un grand sourire, a détendu l'atmosphère: "Je vous aime tellement ! Vous m'avez manqué ! Ça fait plaisir de vous voir tous ici. Que pour moi ! Ça fait du bien."

Entre Paul Pogba et les médias, les relations sont parfois conflictuelles. Mais pas ce dimanche. En toute décontraction, "La Pioche" a amusé la galerie. Parfois ironique, parfois sarcastique, Pogba s'est voulu bienveillant et rieur. Dans l'assemblée, ce ton rafraîchissant a été apprécié. Les échanges n'en n'ont été que plus faciles.

Pogba, un blagueur ambitieux

Le joueur de Manchester United a montré plusieurs facettes; le blagueur, le leader et l'homme sans question tabou. Face aux micros, Paul Pogba n'a éludé aucune question et ne s'est jamais caché.

Ses ambitions? Oui, il "veut gagner la Coupe du monde" et il y croit. Les critiques diverses à son égard? "Ce n'est pas grave, je souris toujours", balaye-t-il. Le niveau de jeu inquiétant de Griezmann depuis le début du Mondial? "Touchez pas à mon Grizou !", prévient-il en riant après avoir défendu son coéquipier.

Il y a eu beaucoup de sincérité dans les propos du milieu de 25 ans. Il sait qu'il doit tenir un rôle de pilier dans le groupe des Bleus mais refuse de s'octroyer le titre de "patron". D'ailleurs, le dernier grand patron à ses yeux, c'est "la légende" Patrice Evra, quoi qu'en disent les critiques. Et ce Mondial en Russie pourrait être son dernier, même s'il ne le souhaite bien sûr pas... Pourquoi? Parce que lui-même ne sait pas de quoi est fait l'avenir.

Quand Pogba avalait un grec avant d'écraser l'équipe adverse

Parmi les moments décalés de cette conférence, on retient cet inattendu instant nostalgie signé Paul Pogba. Alors qu'on le questionnait sur son rapport aux réseaux sociaux, le n°6 tricolore a signé une pirouette que personne n'avait vu venir: "Je jouais à l'US Torcy, on allait manger un grec avant le match, puis on battait l'équipe 6-0 !" De quoi faire rire l'intéressé et les journalistes avec.

Finalement, l'international est reparti sur une dernière note d'humour: "On ne va peut-être pas se voir pendant longtemps (rires) !" Paul Pogba a maîtrisé tous les bons codes face à la presse. Il s'est éclipsé en laissant une impression nettement positive, donnant ainsi du poids aux mots des Bleus qui répètent que le groupe vit bien et peut viser haut dans cette Coupe du monde.

25/ 06/ 2018          France-Danemark : Deschamps va faire tourner

Le 11 des Bleus devrait être à moitié renouvelé pour le dernier match de poule du Mondial : Djibril Sidibé, Steve Mandanda, Steven N’Zonzi, Presnel Kimpembe et Thomas Lemar pourraient connaître leur première titularisation.

Conserver la première place de la poule, reposer les jambes des titulaires et éviter les suspensions pour le futur huitième de finale : l’équilibre est délicat à trouver pour l’équipe de France de football, opposée au Danemark pour son troisième match de poule mardi 26 juin à Moscou (16 heures).

Si l’on en croit la mise en place tactique effectuée dimanche par Didier Deschamps et dévoilée par la presse spécialisée, le sélectionneur s’apprête à faire une revue d’effectif conséquente, comme il l’avait fait lors de ses précédents tournois.

Le résultat, pourtant, comptera. Une victoire ravirait les statisticiens francophiles, qui rappellent que chaque fois que la France a battu le Danemark en phase de groupes, elle s’est imposée (Mondial 1998 et championnats d’Europe 1984 et 2000). Un simple nul suffirait au bonheur des Bleus, qui finiraient premiers de la poule et éviteraient très probablement la Croatie en huitièmes de finale.

L’équipe de Luka Modric a fait forte impression lors de ses deux premiers matchs, mais même en cas de première place pour la France, l’adversaire au prochain tour ne sera pas à prendre à la légère : il pourrait s’agir à nouveau du Nigeria (comme au Brésil en 2014, victoire 2-0) ou de l’Islande (comme en quart de finale de l’Euro 2016, victoire 5-2). Ou encore des vice-champions du monde argentins de Lionel Messi.

Avant eux, il y a le Danemark et les remplacements de Didier Deschamps. A la Coupe du monde 2014 et l’Euro 2016, il avait respectivement changé six et cinq titulaires entre le deuxième et le troisième match de poule. La qualité s’en était toujours ressentie, les « coiffeurs » étant incapables de marquer face à l’Équateur et la Suisse (0-0 à chaque fois).

Six changementsCette fois, ils seraient donc six. Steve Mandanda dans les buts, autant pour reposer Hugo Lloris que pour offrir un premier match de Coupe du monde au vétéran des Bleus, âgé de 33 ans, dont le rôle est décrit comme important dans le vestiaire.

Presnel Kimpembe en défense centrale, davantage parce que Samuel Umtiti soigne une béquille à la cuisse gauche qu’en raison des performances mitigées du Barcelonais sur les deux premiers matchs.

Djibril Sidibé retrouvera son poste d’arrière droit, sa doublure Benjamin Pavard ayant été discret offensivement depuis le début de la Coupe du monde et les séances d’entraînement confirmant que le Monégasque est remis de sa blessure au genou droit. Benjamin Mendy aurait pu lui aussi ambitionner un retour comme arrière gauche titulaire, mais Didier Deschamps a maintenu sa confiance à Lucas Hernandez ; au risque de devoir confier le poste à un Mendy en manque de rythme, en cas de blessure ou de suspension du jeune joueur de l’Atlético de Madrid lors de ce troisième match.

Au milieu de terrain, les cartons jaunes ont aidé Deschamps à trancher : pas question de prendre le risque d’une suspension de Corentin Tolisso, Paul Pogba ou Blaise Matuidi, déjà avertis.

Didier Deschamps opterait donc pour Steven N’Zonzi aux côtés de N’Golo Kanté dans un milieu à deux sentinelles.

Devant eux, Ousmane Dembélé remplacerait Kylian Mbappé, unique joueur titularisé lors des cinq rencontres disputées depuis le début du rassemblement. Thomas Lemar aurait enfin sa chance sur l’aile gauche tandis qu’Antoine Griezmann pourrait peaufiner ses automatismes avec Olivier Giroud.

Pour Florian Thauvin, Adil Rami et Benjamin Mendy, il faudra espérer une entrée en jeu en deuxième période. Sans quoi la perspective d’une Coupe du monde à zéro minute – comme pour le troisième gardien Alphonse Areola – deviendra subitement plus concrète.



26/ 06/ 2018            Kylian Mbappé ne s'exprimera plus que devant le but

Grégory Schneider

Le jeune attaquant français, buteur contre le Pérou jeudi, a décidé de ne plus s'adresser à la presse jusqu'à la fin de la compétition.

Les Bleus ont beau avoir décroché leur qualification pour les huitièmes de finale avant même leur troisième match de poule face à la sélection danoise à Moscou mardi, leur vie n’est pas précisément un long fleuve tranquille. Dimanche, TF1 a lâché une petite bombe à l’échelle de cette campagne russe : l’attaquant Kylian Mbappé (19 ans), monstre de précocité s’étant taillé une place dans le onze tricolore après quelques matchs à peine, refusera désormais de s’exprimer devant les médias jusqu’à la fin de la compétition.

Le sélectionneur, Didier Deschamps, a confirmé dans la foulée sur la chaîne : «Si vous les mettez en rogne, aussi… [ne vous étonnez pas, veut-il dire, ndlr] Avec moi, [Mbappé] rigole, on discute, il sait quand je suis content et quand je ne le suis pas. Après, les joueurs sont des êtres humains, pas des robots. Et il y a des périodes plus agréables que d’autres. La meilleure réponse, Kylian la donne sur le terrain. Et il n’a pas fait de sacrifice.» Cette dernière allusion révèle le contexte : si Mbappé se voyait bien jouer avant-centre avec son copain Ousmane Dembélé (le Parisien a maintes fois coopté médiatiquement l’attaquant du FC Barcelone), il s’est retrouvé après le match inaugural contre l’Australie (2-1) à subir un procès en négligence défensive avant de se voir expédier lors du match suivant face au Pérou (1-0) sur le côté droit où il doit parfois défendre, ce qu’il n’aime pas, Dembélé glissant par ailleurs sur le banc pour laisser la place à Olivier Giroud.

Surtout, c’est toute la superstructure tricolore qui est tombée sur le dos du gamin entre les deux matchs, la coordination des sorties médiatiques laissant deviner l’influence de Deschamps. Raphaël Varane, le 19 juin : «A 19 ans, Mbappé a fait ce que peu, ou personne n’a fait. Après, il faut s’adapter aux autres. Le foot est un sport collectif.» Blaise Matuidi, le 18: «A 19 ans, c’est très fort ce que Mbappé fait. Après, il faut être un peu souple […]. La vérité est sur le terrain. Il faut avoir de la détermination, de l’agressivité : le talent ne suffit pas.» Olivier Giroud, vendredi : «Les attaquants doivent faire les efforts [défensifs]. Pour progresser dans le foot moderne, il faut être enclin à apprendre.»

Le capitaine Hugo Lloris, à maintes reprises : «Le talent ne suffit pas. Il faut donner plus.» Le même Lloris lâchait un satisfecit à Mbappé après le Pérou : «Il n’est pas confortable quand il joue à droite mais il a été au service de l’équipe, il a marqué en plus, c’est bien.» Trop tard : l’attaquant s’est braqué, ne décrochant pas un mot à l’issue du match contre le Pérou. Faute de l’entendre, impossible de savoir s’il boycotte les médias parce qu’ils ont relayé (complaisamment, à son idée) le discours répressif des cadres à son endroit, comme Deschamps veut le laisser entendre, ou s’il évite les micros pour ne pas ruer dans les brancards et faire exploser les apparences. Quoi qu’il en soit, l’image des Bleus perd l’un de ses visages les plus avenant


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